Un peu d’histoire à Phnom Penh

Tout commence par un pneu qui explose sur la « route » entre Siem Reap et Phnom Penh. Notre bus n’ayant pas de roue de secours il fait des appels de phare et un bus roulant en sens inverse s’arrête pour lui donner une roue. Il faut maintenant trouver les outils, on descend tous du bus, puis il fait demi tour et repars en arrière chercher un garage. On attend sur le bord de la route environs 1 heure et notre bus revient tout neuf ! Mais ce n’est pas fini, un peu plus loin on crève une seconde fois ! Rebelote, cette fois on assiste à la réparation, un peu de colle pour coller un morceau de caoutchouc dans le pneu, une nouvelle chambre à air, quelques coup de marteau et c’est réparé.
Les visites à Phnom Penh ont été un peu moins joyeuses que d’habitude car il s’agissait d’une centre de detention et de torture, S-21, utilisé par les Khmer Rouge de 1975 à 1979. Il y en avait plus de 150 dans le pays mais celui là est le plus connu. Sur les 17000 prisonniers, seul 12 ont survécu. Après avoir été torturé pour avouer des crimes qu’ils n’ont pas commis, ils étaient déportés à Choeung Ek, 17km au sud de Phnom Penh, pour être exécuté, à coup de machette, bamboo ou hache, puis jeté dans des fosses communes.
En visitant Choeung Ek, on peut voir des os et vêtements qui refond surface à cause de la pluie qui erode la terre.
Un monument a été construit, un Stupa, pour recueillir les os des fosses ayant été fouillées. Ce génocide aura décimé plus d’un quart de la population du Cambodge, entre 2 et 3 millions de victimes sellons les estimations.

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Prison S-21 :

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Les anciennes salles de classes réaménagés en cellules :

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Salle de torture :

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Chaque prisonnier était photographié à son arrivée :

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Le Stupa, au milieu de l’ancien « killing field », à Choeung Ek, construit en 1988 pour recueillir les 8500 cranes et os après les fouilles :

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Une analyse des os et cranes à permis de savoir comment les victimes ont été exécuté, tous ces cranes sont fracturés :

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Les enfants était saisis par les pieds, puis projeté contre cet arbre, avant d’être jeté dans la fosse avec leur mère :

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Deux des 129 fosses, dans lesquelles on peut voir des os et vêtements refaire surface :

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Pour finir sur une touche un peu plus gaie, voici une vidéo de la réparation du pneu et du traffic à Phnom Penh (je n’ai pas filmé grand chose d’autre…) :

4 commentaires sur “Un peu d’histoire à Phnom Penh

  1. Patricia on

    Quelle horreur … Combien l’humanité peut être cruelle parfois … Devoir de mémoire pour les nouvelles générations .

  2. Marie-Hélène on

    Salut les garçons !
    Merci de nous faire partager vos aventures, les superbes paysages que vous traversez, les rencontres que vous faites, mais aussi les émotions que vous vivez au cours de cette belle aventure, heureuses ou poignantes comme ce centre de détention… très belle année à vous 3 ! Bisesssss

  3. Véronique ARDANA on

    Mon Dieu Yann et ensuite on ose se plaindre !!!!!
    Je me doutais que tu allais rentré « riche » de toutes ses expériences mais là tu nous donnes une sacré leçon de vie, en attendant je te présente quand même mes meilleurs voeux !!!!!!

  4. Hello Yann, je suis ton périple, et c’est super d’accéder à cette partie du monde grâce à toi ! Ca me donne des idées de voyage en tout cas ! Merci et plein de bonnes choses pour 2014, et pour la suite du voyage !

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