Et c’est parti pour Samaipata

Voici deux semaines que je suis en Bolivie et j’ai enfin une « bonne » connection Internet pour pouvoir vous montrer quelques photos (et desole pour les accents mais ca ne marche pas dans le cybercafe). J’ai d’abord passe une semaine a Santa Cruz pour faire le tour des magasins de motos pour finir par acheter une Montero 150cc. D’apres les locaux c’est la meilleure moto chinoise d’ici, 850 euros avec l’immatriculation. Apres 7 ans sans papiers, j’ai enfin une carte grise a mon nom ! Pendant cette semaine j’en profite pour visiter la ville et parler espagnol, mais la chaleur est etoufante pendant la journee et j’ai hate de partir dans les montagnes. J’ai rencontre Viviana, une Bolivienne assez patiente pour parler espagnol avec moi, elle m’a fait visiter la ville et m’a raconte pleins d’histoire sur sa famille, la ville, la Bolivie. Une superbe entree en matiere pour decouvrir la culture locale. Elle me dit de ne pas marcher dans la rue apres 21h, et un soir on marchait ensemble et elle a eu peur car une moto est passe dans la rue. Elle s’est faite agressee plusieurs fois pour son telephone et argent, donc prudence ! Elle me raconte aussi que tous les hommes sont machos et beaucoup battent leur femme. Quand elle etait petite son pere qui est pasteur a battu sa mere devant elle, elle est parti prendre une bassine d’eau bouillante et l’a jetee sur le dos de son pere. Il a toujours la cicatrice de la brulure mais n’a plus jamais battu sa mere. Une histoire parmis tant d’autres qu’elle m’a racontee. Mais je ne veux pas vous dresser un portrait noir, je n’ai eu aucun probleme et les gens sont adorable avec moi. Et l’insecurite est uniquement dans les grandes villes.

Et c'est parti ! Je prends la route direction Samaipata, un petit village à 1600m d'altitude pour échapper à la chaleur de Santa Cruz. 120km, ça ne devrait pas prendre longtemps.

Sauf qu'au bout de 80km je casse la chaine. Elle s'est rapidement détendue et s'est mise à taper sur le chassis et il me manquait une clé pour la retendre. Résultat je me retrouve en pleine campagne à tenter une réparation en vain... Je commence donc à pousser la moto en plein soleil. Après 3 heures 2 Boliviens à moto s'arrêtent : "que pasa?". Avec un bout de corde on attache les 2 motos et ils me tractent sur 30km pour trouver un garagiste. 50 centimes et ma chaine et réparée. J'en profite pour acheter les outils manquant et quelque maillons rapides pour le futur.

Arrivée à Samaipata, petit village dans les montagnes, bien plus calme que Santa Cruz. J'apprends qu'en raison des élections présidentielles toutes les routes vont être bloquées pendant 2 jours pour éviter que les gens votent 2 fois dans 2 villes différentes.

C'est l'occasion de visiter les alentours. Ici c'est El Fuerte, un lieu de culte taillé dans la roche en l'an 1000 avant JC.

Autour du site de nombreuses ruines Incas.

Quelques courses au marché puis soirée cuisine internationale à l'auberge.

Rani, une belge qui arrive de Colombie a ramené des fèves de cacao. On les broyent au pilon puis les mélange avec du sucres fondu pour faire du chocolat maison.

Le lendemain on part avec Santiago, notre guide, faire la rando Los Volcanes. Santiago est Colombien et a fait le tour de l'amérique du sud à moto il y a 10 ans. Il a fini par rester en Bolivie car les bas prix lui ont permis de s'acheter sa maison ici.

C'est parti pour une longue et chaude marche.

Mais quel bonheur d'arriver à la lagune ! Il y a un nombre impressionant d'oiseau, des vautours, des perroquets et tant d'autres que je connais pas. Mais dur de les prendre en photo sans téléobjectif.

L'équipe Belgo-Franco-Hongro-Finlandaise au point culminant de la rando.

Les roches et la terre sont chargées de fer, ce qui donne la couleur rouge.

On descend vers le rio grande pour s'y baigner et le suivre encore pendant quelques heures.

Petit filet d'eau en cette saison, mais en décembre il monte de plusieurs mètres et est infranchissable.

Dans les rues de Samaipata

Au marché les légumes sont locaux et ne coutent rien, pour quelques dizaines de centimes on fait les courses.

3 commentaires sur “Et c’est parti pour Samaipata

  1. Wahouh … Quelles belles couleurs :-) heureuse de te retrouver sur le fil de tes aventures

  2. Magnifique ! ça me donne envie d’y retourner, je n’ai pas eu le temps de profiter autant :)

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