3000km en autostop

Maman et Didier repartent déjà en avion d’Ushuaia, fini les vacances. Je dois remonter à Buenos Aires pour récupérer ma moto. L’occasion de tenter de faire du stop en Argentine. Il parait que ça marche bien en Patagonie. Je fais le plein de nourriture et d’eau et je pars avec mon sac à dos vers la sortie du village. Après 15 minutes d’attente une voiture s’arrête et m’embarque pour 120km, 2 amie d’une cinquantenaire d’année qui allaient passer le dimanche dans un petit village. Puis une autre voiture me prend jusqu’à Rio Grande, un couple âgée. Ensuite ce sera une mère avec son enfant de 7 ans qui sont censé faire 800km, mais au passage de la frontière chilienne elle se rend compte qu’elle a oublié les papiers de son fils, ils doivent donc faire demi et me laisse à la frontière. Après avoir rempli les papiers je rentre à pied au Chili et je recommence à faire du stop, et un jeune couple me prend jusqu’à El Calafate d’un coup ! Résumé de la première journée : 4 voitures et 860km !
2ème jour, c’est reparti, 2 voitures et 330 km plus tard je suis à Gobernador Gregores. Mais là impossible d’aller plus loin, il y a très très peu de trafic vers le nord, j’attends 2 jours toute la journée et il y a un véhicule par heure qui passe… Je finirai ma remonté à Buenos Aires du coté atlantique dans un camion. Plus de détails avec les photos qui suivent.

Dans ma 3ème voiture, jusqu'à la frontière Chilienne en Terre de feu.

Le poste frontière est au milieu de nulle part !

La partie Chilienne de la Terre de feu au coucher de soleil.

Il n'y a pas de pont entre la Terre de feu et le continent, il faut prendre un bateau.

À Gobernador Gregores (où je suis resté coincé 2 jours) je rencontre un couple colombien qui vient du Québec à Vespa !

Je prends un bus pour traverser à l'est. Tout est plat sur des centaines de kilomètres, un vent très fort et un climat aride. 5h de route pour rejoindre l'Atlantique à Puerto San Julian.

Après une nuit en tente sur la plage, je marche 2h pour rejoindre la route principale. Le vent est tellement fort que par moment je dois m'accroupir sinon je tombe. Arrivé sur la route 3, je lève le pouce et le premier camion qui passe s'arrête ! J'ai attendu moins de 10 secondes !

Je monte dans le camion de Matias, un jeune camioneur qui fait Ushuaia Buenos Aires chaque semaine.

En court de route on s'arrête voir les lions de mer sauvage sur la plage, on peut presque les toucher, mais ils font un peu peur quand même.

Voici le camion. Il pèse 17 tonnes à vide, et il est chargé avec 17 tonnes (soit 34 tonnes en tout) de tourbe, une terre riche en nutriments qu'il va délivrer à une pépinière.

Pour vérifier la pression des pneus il tappe avec une barre de fer et écoute le son généré.

On reprend la route en s'arrêtant de temps en temps pour acheter un hamburger ou aller aux toilettes.

En route on croise un camion qui s'est enlisé sur la plage. On tente d'aller l'aider après avoir cassé 3 élingues on fini nous aussi par s'enliser. En passant une heure à creuser à main nue on s'en sort seul, et pour l'autre camion un engin de chantier et venu le tracter.

La côte atlantique patagonique.

Vers 2h du matin on s'arrête pour dormir un peu, et à 6h réveil pour reprendre la route ! Ils sont fous ces camionneurs...

Heurement le mate est là pour nous tenir éveillés.

Après toute une seconde journée de conduite on arrive à Coronel Pringles, la ville où habite Matias. Il va faire une pause de 2 jours chez lui et m'invite dans sa maison de famille.

Au programme, vous devez vous en douter : asado !

Matias est papa d'une petite fille de 11 jours. Super accueil pendant 2 jours dans cette famille.

Dimanche soir vers 23h on reprend la route et on conduit toute la nuit pour arriver à Buenos Aires lundi matin. On est 4 dans le camion car il amène 2 collègues camionneurs à Buenos Aires. Mais il n'y a que 2 fauteils, donc on est 2 dans le lit assis en tailleur. Ça ne pose apparement pas de problème à la police.

Je reste la journée avec eux pour décharger le camion.

Et voilà, le camion est vide. Il me laisse dans une petite ville de banlieu, je prends un bus puis un train puis un metro pour rejoindre le centre ville où j'avais laissé ma moto. Après un mois de pause, les aventures à moto reprennent !

Et la vidéo des aventures en camion :

Un commentaire sur “3000km en autostop

Pour me faire plaisir, laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.